Dans les villages et les centres de santé du Laos, un changement discret mais profond est en marche. CARE a lancé un programme de formation qui se traduit concrètement sur le terrain : une mère mieux accompagnée, un adolescent en souffrance écouté, une survivante de violences sexuelles prise en charge avec dignité ou encore un nouveau-né qui reçoit les soins essentiels dès ses premiers jours. Aux côtés des autorités sanitaires, CARE travaille avec les communautés et leur personnel médical pour les former et les renforcer durablement sur les soins de santé maternels et infantiles. Ainsi, les professionnels médicaux, les responsables et les représentants locaux savent mieux soutenir la protection des familles, pour que celles-ci puissent construire un environnement plus sûr pour elles mais aussi pour les mères et leurs bébés.
Le parcours de Vankham reflète bien notre impact sur la santé des femmes : « Je me sens plus forte, mieux informée et plus confiante », nous dit-elle dans un sourire. « Et je suis fière de voir que mes enfants grandissent en meilleure santé que ce que nous aurions pu imaginer. »
Aujourd’hui, le projet poursuit son engagement à travers le mentorat, la supervision des équipes et la création d’espaces sécurisés pour les femmes, les adolescents et les nouveau-nés.
Chez CARE, nous avons la conviction qu’un système de santé plus fort commence toujours par des personnes bien formées et mieux soutenues afin qu’elles soient pleinement engagées au service de leur communauté.
A Phongsaly, des formations sur l’accouchement et la santé des nourrissons sont réalisées auprès des personnels médicaux et des volontaires avec le soutien de CARE. © CARE Laos
Vous soutenez la formation
de jeunes ambassadeurs
au théâtre-forum pour
briser les tabous autour de
la santé sexuelle et reproductive.
Vous soutenez, par ex., la
formation professionnelle
d’une infirmière au Bénin
pour garantir des accouchements
en toute sécurité.
Vous soutenez, par ex., la
formation de 4 volontaires
en nutrition infantile pour
améliorer la nutrition et le
suivi des femmes enceintes
et des bébés au Laos.
A travers des ateliers de théâtre, des jeunes abordent des sujets souvent sensibles comme la sexualité, les grossesses précoces et les violences basées sur le genre avec leurs propres mots et leurs propres histoires. © CARE Benin
Tout commence avec un travail de fond auprès des encadrants. Formés au plaidoyer, à l’animation, à la communication et aux compétences de vie, ces jeunes catalyseurs sont accompagnés par CARE dans leur montée en puissance. Résultat : ils gagnent en confiance, renforcent leur leadership et savent désormais mobiliser autour de sujets essentiels comme la connaissance de soi, la gestion du stress et l’engagement communautaire. Puis, CARE accompagne la mise en oeuvre de ces idées en actions.
Sur le terrain, cette dynamique se traduit par le théâtre forum. 40 clubs d’ados-jeunes ont été créés en milieu scolaire et extrascolaire, encadrés par ces catalyseurs. Ensemble, ils sensibilisent aux droits en santé sexuelle et reproductive, à la prévention des grossesses précoces et des violences basées sur le genre. Au total, 720 jeunes participent directement à ces espaces d’échange, où ils
renforcent leurs connaissances et leur leadership.
En 2026, le projet prévoit de renforcer le lien entre ces groupes de jeunes et les services de santé, afin d’ancrer durablement les changements engagés et de faciliter l’accès à l’information et aux soins. Au Bénin, le changement se joue autant dans les institutions que sur les scènes improvisées des quartiers, porté par des jeunes qui apprennent à agir, transformer leur réalité et leur futur.
En Jordanie, dans les collines arides de Karak, où la sécheresse gagne du terrain et où les familles vivent chaque année un peu plus sous la menace du changement climatique, un projet mis en place par un partenaire local de CARE apporte un vent d’espoir pour un avenir plus sûr. C’est une première : une formation essentielle dispensée en seulement trois jours offre à ses membres des outils nécessaires pour planifier, suivre et mettre en oeuvre des actions climatiques pensées par et pour la communauté.
Dans le même temps, CARE et ses équipes de Jordanie, de Syrie et d’Irak ont mené une analyse climatique. La sécheresse, la rareté de l’eau, la chaleur qui étouffe les récoltes sont les risques les plus urgents … mais il y a aussi des obstacles invisibles : les normes de genre viennent freiner les femmes prêtes à s’engager.
A Karak, 25 femmes se sont levées pour saisir l’opportunité de la formation en installation solaire. Elles apprennent à manier les outils, à comprendre l’énergie renouvelable, à parler aux clients, à se projeter dans un métier qu’elles n’avaient encore jamais pu considérer. Formées dans un espace sûr, guidées par une enseignante qui leur ressemble et les inspire, elles se découvrent capables et indispensables pour leur communauté.
Bientôt, grâce à elles, une école et un centre de jeunesse seront alimentés par l’énergie du soleil. Bientôt, les femmes formées accompagneront d’autres femmes vers l’emploi. CARE ne crée pas seulement des formations ou des panneaux solaires. Là où le changement climatique avait éteint toute forme d’avenir, il redonne du pouvoir à la communauté et notamment aux femmes pour qu’elles relèvent, ensemble les défis de demain.
Karak, en Jordanie, des femmes sont formées pour savoir installer des panneaux solaires et ainsi, aider leur communauté à s’adapter au changement climatique. © CARE Jordan