Une jeune fille syrienne dans le camp Azraq nous remet un tableau peint pour l'aider à surmonter ses traumatismes

Guerre en Syrie: ne laissons pas les enfants pour compte

Syrie: La plus grande vague de déplacement de population depuis le début du conflit

Ces deux dernières semaines, le nord de la Syrie a connu le plus important déplacement de population depuis le début de la guerre. Les camps de déplacés et les zones d'habitations sont la cible de frappes aériennes, ce qui pousse les habitants à fuir, en quête de sécurité, vers des destinations inconnues, qui peuvent s’avérer tout aussi dangereuses. Les conditions hivernales et le temps glacial aggravent encore la situation humanitaire déjà catastrophique. Comme souvent, ce sont les enfants qui sont les plus touchés et traumatisés par cet éclatement de violence.

Dans le nord de la Syrie, la situation est pire que jamais : depuis le début du mois de février, au moins 100 civils ont été tués par des frappes aériennes, dont 35 enfants. Pour tenter d’échapper aux bombardements, plus de 900 000 personnes ont été contraintes de fuir entre le 1er décembre 2019 et le 25 février 2020. C’est le plus important déplacement de population depuis le début du conflit, en 2011, et ces chiffres devraient encore augmenter à mesure que la violence continue de s'intensifier.

« La situation est tragique : la plupart des civils fuyant le danger s'installent dans des zones surpeuplées près de la frontière syro-turque. Les familles cherchent refuge dans des camps de fortune et des bâtiments inachevés qui ne sont absolument pas isolés du froid alors que les températures descendent à -11 degrés dans certaines parties d'Idlib. La pluie, la neige et les températures glaciales dans le nord-ouest de la Syrie ont rendu les conditions de vie vraiment insupportables » alerte Tue Jakobsen, directeur adjoint de l’ONG CARE en Turquie.

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Les actions de CARE Luxembourg

Les projets d’aide d’urgence de CARE Luxembourg offrent prioritairement la protection aux enfants victimes des guerres. Comme ici, dans le Camp d’Azraq, à quelques kilomètres de la frontière syrienne, la solidarité luxembourgeoise nous permet aussi de venir en aide à des milliers d’enfants traumatisés qui se sont réfugiés au Tchad et en Iraq.

Nos équipes les soutiennent pour surmonter leur traumatisme, leur chagrin et leur perte. Ils apprennent à regagner l’espoir et à se protéger face à la tristesse et les chocs violents qui marquent leur vie. Ceci inclut :

  • Un soutien psycho-social pour les enfants (jeux, peintures, activités sportives…) pour exprimer leurs souffrances, peurs et traumatismes.
  • Des garderies et crèches pour les jeunes enfants qui offrent un cadre protégé et quelques heures de jeux sans se préoccuper de leurs soucis.
  • Des formations pour les parents qui les aident à réduire leur anxiété et celle de leurs enfants.
  • Des petits évènements pour permettre aux familles de sortir de leur minuscule cabane et d’oublier les souvenirs négatifs qui les hantent.

 

Avec votre don vous soutenez ce travail de protection des enfants en Jordanie et dans d’autres conflits violents comme au Tchad ou en Iraq.


Votre don fait la différence

53 Euro

permettent l'encadrement psychologique de 7 enfants pendant un an dans un camp de réfugiés.

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115 Euro

permettent pendant un mois la participation de 80 enfants traumatisés aux activités récréatrices et aux jeux dans un centre protégé de CARE.

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152 Euro

permettent d'équiper une crèche dans un camp de réfugiés pour un enfant pendant un an. 

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L'art pour surmonter les traumatismes

"J'aime être assis sous la pluie"

CARE accueille des centaines d’enfants par jour dans les espaces protégés du Camp d’Azraq. Farah, Reem, Hamad, Yshem et leurs amis y ont passé de longues journées dans des ateliers de peinture. Les psychologues, éducateurs et éducatrices de CARE leur ont appris les techniques de peinture. A travers leurs images, les enfants ont exprimé ce qu’ils ne pouvaient pas dire autrement. Les enfants de 8 à 11 ans ont donné forme à leurs souhaits et leurs rêves.

 

Les messages et rêves des jeunes semblent communs. Mais dans le désert, entre les minuscules cabanes, dans un endroit surpeuplé et à quelques kilomètres d’une guerre meurtrière elles dévoilent les traces laissées sur les âmes des enfants.







« J’adore les arbres en automne. Il fait moins chaud et les feuilles sont très colorées. » Reem (8 ans)

 

 







« J’ai peint la mer, une île et un petit voilier car j’aime la mer et j’adore être sur un bateau. » Farah (8 ans)

 

 

 

 

 

 






« C’est une femme qui est assise sous la pluie. Je l’ai peinte parce que j’aime la pluie et la fraicheur qu’elle apporte. » Hamad (10 ans)






« J’aime le couché de soleil et j’ai peint une île parce que j’aimerais y être pour y passer finalement un peu de temps tout seul. » Yshem (11 ans)


Bitte unterstützen Sie mit Ihrer Spende ihre Chance auf ein kindgerechtes Leben.

Frédéric Haupert, Direktor CARE Luxemburg: "Es ist der Moment, als wir am Abend das Flüchtlingslager Azraq in Jordanien verlassen, der mich noch lange begleiten wird. Ich schaue zurück auf die endlosen Reihen kleiner Wellblechhütten, in denen über 40.000 Menschen leben – zwei Drittel davon sind Kinder. Mitten in der Wüste, nahe der Grenze zu Syrien. Stacheldraht schließt sie ein.

Ich denke an Yshem. Der kleine Junge hatte mir gerade stolz ein Bild überreicht, an dem er mit unseren Erziehern und Psychologen gearbeitet hatte. Das filigrane Bild zeigt eine paradiesische Palme auf einer Insel im weiten Meer. Yshem erklärte mir, dass er das Meer gerne mag. Doch schon mit dem nächsten Satz, holt er mich zurück in seine bedrückende Realität: „Die Insel habe ich gemalt, weil ich mir so sehr wünsche auf ihr einmal allein zu sein."

Dieser ungewöhnliche Wunsch des Jungen bricht mir das Herz. Lachend haben uns auch andere Kinder ihre Bilder mit auf den Weg gegeben. Sie zeigen ihre Sehnsucht nach einem grünen Baum, nach Regen und nach Freunden. In ihren Häusern schlugen Bomben ein, sie alle haben Familienmitglieder verloren oder mussten zusehen wie Freunde starben. All das müssen sie nun in der Enge und der Aussichtslosigkeit des Flüchtlings-Camps verarbeiten. Wie sollen sie je wieder Kind sein?

Die meisten Hilfsorganisationen haben ihre Arbeit eingestellt. Unsere luxemburgische Hilfe ist die letzte Hoffnung für die Kinder in Azraq. In Kindergärten, Spielgruppen, Mal- und Sportkursen, Gruppen- und Einzeltherapien kämpfen unsere Psychologen und Erzieher darum, den Kindern ein kleines Stück ihrer Kindheit zu schenken.

Nidal, der hier für CARE seit einem Jahr als Psychologe arbeitet, erzählte mir: „Freude über meine Arbeit kann ich keine empfinden, dafür ist die Lage der Kinder zu ernst. Aber wenn ich auch nur ein Kind zum Lächeln gebracht habe, bin ich am Abend sehr zufrieden.“

Diese Kinder des Krieges zu schützen ist unsere Priorität. Luxemburgische CARE-Projekte in den Flüchtlingslagern in Jordanien, im Tschad und im Irak schenken ihnen ein paar unbeschwerte Stunden mit Freunden, eine Behandlung ihres Traumas und den Mut, den sie jetzt so dringend brauchen.

Mit Ihrer Spende können wir diese wichtige Hilfe leisten."

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