La détresse au Bangladesh et au Myanmar dépasse l'imaginable

 

Dans les grandes catastrophes humanitaires, les collaborateurs de CARE passent leurs journées interminables à venir en aide aux plus vulnérables. Ils doivent carburer et, ainsi, sauver des vies. Mais il y a des catastrophes où la souffrance qu‘ils affrontent est trop grande pour être saisie, trop importante pour pouvoir se concentrer exclusivement sur son travail.


Notre collègue, Jennifer Bose, vient juste de rentrer de sa dernière mission dans les camps de réfugiés au Bangladesh. Malgré son expérience dans les crises humanitaires à travers le monde, les mots lui ont manqué pour décrire le vécu des réfugiés qu’elle avait rencontrés tout au long de sa mission. Leurs témoignages étaient inconcevables.


Jennifer a parlé avec des dizaines de femmes et d’enfants qui ont cherché refuge dans les camps après que des soldats ont pris d’assaut leurs villages, ont brûlé leurs maisons, ont violé les filles et femmes et ont tiré sans discernement sur les gens. Pendant des jours, les réfugiés ont couru pour enfin se retrouver en sécurité. Ils n’ont pas tous survécu.



Notre collègue raconte l’histoire d’Hamida, une mère de 5 enfants. Au moment où des soldats ont attaqué son village, elle a pu envoyer ses enfants se cacher dans la forêt. Peu après elle a été violée dans la cabane de sa famille. Dans la panique elle criait le nom de son fils ainé qui est venu à son secours. Avant qu’il n’ait pu entrer dans la cabane, il a été abattu.


Ceux qui ont pu fuir le Myanmar ont subi de graves traumatismes, mais leur lutte pour la survie continue. Le manque d’eau potable, de nourriture, d’endroits sécurisés menace les enfants et les femmes vulnérables et affaiblies autant que les conditions d’hygiènes et le manque d’accès à un traitement médical.



Ce qui pousse nos collègues, comme Jennifer, à ne pas baisser les bras est l’assurance que leur engagement fait une différence pour les femmes comme Hamida. Ils continuent pour leur donner le courage et la force nécessaire pour survivre. Grâce à la solidarité luxembourgeoise, ils peuvent s’occuper des femmes enceintes et des enfants malnutris dans nos centres médicaux au Bangladesh. En même temps, nos équipes soutiennent les familles les plus pauvres au Myanmar qui souffrent eux aussi des tensions ethniques et d’une pauvreté extrême.


Votre don , une grande différence

50 euros

permettent d’approvisionner une famille avec un colis CARE qui contient des couches, des vêtements et un équipement pour préparer des repas chauds.

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250 euros

financent un secouriste pendant un mois dans un de nos centres médicaux.

 

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Hunger, Durst und Trauma

Vor Kurzem war die CARE-Helferin Jennifer Bose bereits zum zweiten Mal in den riesigen Flüchtlingslagern in Cox‘s Bazar in Bangladesch. Sie berichtet von unvorstellbarem Leid und engagierten Helfern, die in einem Wettlauf gegen die Zeit den Schwächsten zu Hilfe eilen.

„Die Lage in Bangladesch ist so dramatisch, dass ich sie mit Worten kaum beschreiben kann. In den Flüchtlingscamps nahe der Grenze leben mittlerweile etwa 800.000 Menschen, die vor der Gewalt im Nachbarland Myanmar geflüchtet sind. Ich erfuhr, wie groß die Not der Menschen ist. Doch schier unvorstellbar ist das, was sie bereits erlebt hatten.“

Tarik sucht seine Eltern

Ich traf auf Tarik, der mir von der schlimmsten Nacht seines Lebens erzählte. Soldaten stürmten sein Dorf, verbrannten Häuser, vergewaltigten Mädchen und Frauen.In dem Chaos verlor der 12-jährige Junge aus Myanmar seine Eltern aus dem Blick. Gemeinsam mit seiner Großmutter und seinem kleinen Bruder Rajib rannte er los. „Wir wussten nicht wohin, aber wir rannten immer weiter“, berichtet Tarik.Irgendwann erreichten sie den Grenzfluss nach Bangladesch. Jetzt leben sie dort in einem Flüchtlingscamp und werden von CARE mit dem Nötigsten versorgt. Doch Tarik sucht seine Eltern. Er weiß nicht, ob sie überlebt haben.

Hasina hörte überall Schüsse

Ganz ähnlich erging es Hasina. Die 15-Jährige konnte noch so eben aus dem brennenden Haus ihrer Familie fliehen. Über dem ganzen Dorf stieg Qualm auf, überall hörte sie Schüsse. Eine Woche lang lief sie durch den Schlamm, bis sie ihren Vater und ihre Geschwister wieder traf. Ohne ihre kranke Mutter. Ihr war es nicht mehr gelungen, das brennende Haus zu verlassen. Heute lebt Hasina mit ihrem Vater und sechs Geschwistern in Bangladesch. Ihre jüngste Schwester, welche unter Durchfall und Mangelernährung leidet, wird dort von CARE versorgt.

Hamida findet Frieden im Frauenzentrum von CARE

Hamida flüstert mir ihre Geschichte leise ins Ohr. Sie erzählt unter Tränen, wie sie

ihre Kinder in den Wald schickte, als Bewaffnete ihr Dorf überfielen. Zwei Männer stießen die Tür ihrer Hütte auf und vergewaltigten sie. Als sie in Panik ihren ältesten Sohn um Hilfe rief, rannte dieser aus dem Wald und wurde vor der Hütte erschossen. Jetzt, sechs Monate später hat Hamida mit ihren Kindern Schutz in Cox’s Bazar gefunden. Sie besucht dort regelmäßig den gesicherten Raum, den CARE für traumatisierte Frauen geschaffen hat, damit sie sich austauschen können.

Ich bitte Sie: Helfen Sie, hunderttausende Menschen – vor allem Frauen und Kinder – zu versorgen, die alles hinter sich lassen mussten. Mit Ihrer Spende an CARE unterstützen Sie unsere überlebenswichtige Arbeit für Familien auf der Flucht hier in Bangladesch und in Myanmar.


Vielen Dank,
Jennifer Bose


Ihre Spende mit großer Wirkung

25 Euro

reichen beispielsweise für das medizinische Material zur Notversorgung von 20 unterernährten Kindern oder schwangeren Frauen.

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70 Euro

können die Gründung von 2 CARE-Spargruppen ermöglichen, in denen je 20 Mütter ein eigenes Einkommen erwirtschaften, mit dem sie ihre Kinder ernähren und in die Schule schicken können.

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100 Euro

versorgen beispielsweise, eine Familie mit einem Nahrungs-Paket für vier Wochen.

 

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La solidarité en action

L'impact de notre aide

Pendant ces derniers mois, CARE a pu venir en aide à plus de 200 000 réfugiés à Cox’s Bazar en fournissant des abris d’urgence, du soutien médical, des services sanitaires et l’accès à l’éducation. En créant des espaces protégés, l’aide deCARE vise à soutenir les femmes et les jeunes filles traumatisées. En outre, des centres médicaux traitent de nombreux enfants malnutris et assurent le suivi médical des femmes enceintes, elles-mêmes souvent malnutries. Grâce à la solidarité luxembourgeoise, 36 000 personnes vulnérables peuvent ainsi être soignées.

Face à la mousson, les équipes de CARE sont actuellement en train de se préparer à une propagation massive des maladies comme la diarrhée ou même le Choléra pour pouvoir protéger et sauver des enfants déjà affaiblis.

 


Créons des solutions durables

En janvier 2017, CARE a lancé un nouveau projet au Myanmar, dans le Lashio, au nord-est du pays. Depuis longtemps, cette région a connu des conflits et tensions ethniques. C‘est l‘une des régions les plus défavorisées du Myanmar. Un taux alarmant de 47 pourcents des enfants souffrent d’un retard de croissance qui est dû à la malnutrition chronique. Au moins 35 pourcents des ménages n‘ont pas accès à l‘eau potable et 52 pourcents n‘ont pas accès à des installations sanitaires, une situation qui aggrave la malnutrition.


Afin de mettre fin à la malnutrition des enfants et la pauvreté extrême, CARE Luxembourg vise à améliorer la nutrition des mères et des enfants. Nous mettons à disposition de la semence et des formations pour accroître les rendements agricoles. Nos équipes construisent des puits pour améliorer l’accès à l’eau et renforcent la situation économique des mères. Nous appuyons la fondation des groupements d’épargne et de crédit, ce qui donne aux femmes la possibilité de créer durablement une source de revenue qui leur permet de soutenir l’éducation et l’alimentation de leurs enfants.

Une course contre la montre

Faire face aux tempêtes et à la mousson

Endéans quelques mois plus de 671.500 personnes se sont réfugiés dans les camps de Cox’s Bazar portant le nombre total de déplacés à plus de 880.000, dont 70 pourcents sont des nouveau-nés, enfants et femmes. Une grande partie des enfants est mal nourrie ou sévèrement mal nourrie. Ils vivent dans des cabanes construites de bambou et de bâches plastiques. Les espaces de vie sont tellement petits, que les familles sont souvent obligées de dormir à tour de rôle.

Pendant que les prochaines semaines seront marquées par une chaleur épouvantable et de fortes tempêtes tropicales, la mousson s’annonce pour juin. La moyenne mensuelle de pluie atteindra 600-800 mm/m2 - 10 fois plus qu’au Luxembourg. Des inondations et glissements de terrain toucheront des milliers de familles. Les latrines inondées risqueront alors de contaminer les puits et de propager des maladies menaçantes.