Déclaration de CARE pour le Myanmar

En réponse à la crise qui se déroule au Myanmar, la secrétaire générale de l'organisation d'aide internationale CARE International, Sofia Sprechmann, a déclaré :

« CARE International est très préoccupée par la sécurité, les droits et le bien-être de la population du Myanmar compte tenue à la crise en cours et de la répression des manifestations pacifiques, et de l'impact que cela aura sur les communautés vulnérables.
CARE travaille au Myanmar depuis 1995, en partenariat avec les communautés locales pour réduire la pauvreté et faire respecter leurs droits humains. Nous sommes profondément préoccupés par le fait que les événements récents vont annuler des décennies de progrès durement acquis par le peuple du Myanmar pour vaincre la pauvreté et promouvoir les droits de l'homme. Nous sommes particulièrement inquiets pour les minorités marginalisées et les groupes vulnérables, tels que les personnes vivant dans des régions du pays où il y avait déjà un conflit violent, ainsi que les femmes et les filles - car l'expérience nous montre qu’elles sont souvent touchées de manière disproportionnée en temps de crise. Nous appelons toutes les parties à faire en sorte que les groupes humanitaires locaux et internationaux aient accès pour fournir une aide vitale et urgente partout où elle est nécessaire, en particulier compte tenue de la pandémie mondiale ».
Nous faisons l'écho à l'appel lancé par le Secrétaire général des Nations unies pour que les dirigeants militaires du Myanmar respectent la volonté du peuple et adhèrent aux normes démocratiques, toutes les divergences devant être résolues par un dialogue pacifique.
CARE International condamne tout recours à la force pour renverser un gouvernement élu ou pour réprimer des manifestations. En particulier, nous sommes profondément préoccupés par le recours à des niveaux de force inappropriés contre les manifestants, rapportés dans tout le pays.
CARE International exhorte toutes les parties au Myanmar à s'abstenir de toute violence et à respecter les droits fondamentaux des personnes, notamment la liberté de réunion, la liberté d'expression et le droit à l'information. Nous exhortons toutes les parties à veiller à ce que toutes les personnes puissent participer aux décisions qui affectent leur vie.