Tombé presque dans l’oubli, le camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, situé à la frontière somalienne, rassemble à ce jour une population presque quatre fois plus grande que celle de la ville de Luxembourg. Depuis 1991, la violence, de même que la sécheresse et la faim causées par le changement climatique, font fuir des centaines de milliers de Somaliens. Rien qu’en 2009, plus de 57.000 réfugiés ont rejoint le camp, ne possédant que les vêtements qu’ils portaient sur eux. Ils ont passé des semaines à traverser à pied le désert en supportant la sécheresse et en étant constamment exposés au danger d’attaques et de viols.
CARE organise le camp de réfugiés de Dadaab, au nom de l’UNHCR, et affronte ainsi en permanence de nouvelles vagues de misère humaine. Les capacités dans les camps sont, depuis longtemps, largement insuffisantes. Le manque d’hygiène, l’approvisionnement en eau défectueux, les salles de classes surpeuplées et en mauvais état rendent la vie et la survie à Dadaab difficile.
La lutte quotidienne pour la survie risque de faire oublier le droit des enfants et des jeunes à l’éducation. C’est pourquoi CARE s’engage à offrir une formation professionnelle pour les jeunes de Dadaab. Sans cet engagement, toute une génération risque de perdre l’espoir de pouvoir quitter le camp un jour pour se construire un avenir meilleur. L’espoir et une vraie perspective sont pourtant les meilleures et les seules armes contre les bandes de rebelles qui essaient de recruter ces jeunes désespérés pour mener la guerre civile en Somalie.
Exemple: Avec 285 Euro, CARE offre une formation professionnelle à un jeune adulte des camps de Dadaab: Les frais de cours, le matériel d’apprentissage, un cours de business training, les frais des examens et un kit de démarrage.
Les jeunes adultes qui participent aux cours de couture sont prioritairement des femmes menacées, des personnes handicapées et des personnes qui n’ont pas eu la possibilité d’aller au collège. Dans ces écoles de couture, situées dans le camp de Daabab, les jeunes reçoivent également une formation élémentaire en économie. Le but de cette formation est de permettre aux jeunes de développer eux-mêmes une petite entreprise ou bien d´ouvrir un magasin pour gagner leur vie. Cette année, 97 jeunes se sont inscrits. À la fin de la formation, les étudiants devront passer des examens agréés par le Ministère de l´Industrie. Ces examens servent à préparer les étudiants aux attentes du marché de l´emploi dans le camp et dans leur pays d’origine.
Au Dadaab, il y a deux centres de technologies de l'information, qui sont gérés par des jeunes réfugiées. Les dons collectés par dayCARE soutiennent, par exemple, ces centres où les jeunes et les jeunes adultes reçoivent des leçons dans différents domaines. Pour avoir accès aux leçons, les participants doivent payer une petite cotisation, qui servira de rémunération pour les femmes qui travaillent dans ces centres.
Le but de ces leçons d´informatique est de donner aux jeunes adultes la possibilité d´augmenter leurs capacités de management, de leur donner les moyens d´améliorer leurs revenus et d‘aider les femmes à devenir plus indépendantes.
Depuis que les centres ont ouvert leurs portes en août 2007 il y a eu plus de 200 diplômés. En 2008 une fille de l’équipe des jeunes réfugiés qui dirigent les centres pouvait même gagner le prix américain «Woman of Courage».
Madame Mady Delvaux-Stehres,
Ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle
Monsieur Nicolas Schmit,
Ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Immigration

Frédéric Haupert
Direktor
Tel: +352 26203060
haupert[at]care.lu